" Je renaît en étoile... "
Comme une impression de transparence. Je marche dans la rue, seule, regardant le béton sous mes pieds, me demandant qu'y avait-t-il sous ces constructions humaines. Quelques brins d'herbe dépassant par ci, par là, sous cette géante masse de gris. Je relève la tête, et fais face aux gens pressés dans leurs grands ensembles gris, le chapeau bien enfoncé, et la tête inclinée qui vous bousculent sans s'excuser. De l'autre côté de la rue, les enfants pleurent dans les bras de leurs parents, face à une nouvelle journée d'école. Et moi je continue. Je continue de marcher, d'être invisible aux yeux des gens. Dans ma grande blouse noire, et mes bottes serrées, mes long cheveux bruns détachés ondulant légèrement dut à l'humidité. Je respire tristement cet air pollué par tout ces engins destructeurs de vie humaine. Tout est gris. Il pleut sur ma tête. Tout les gens sortent leurs parapluie ne se préoccupant pas de mon visage dégoulinant laissant des traces noires de khôl dévalant mes joues. Je marche, encore, et encore. Je croise des personnes petite, grande, blonde, brune, rousse.. Toujours habillés de gris, et pressés. Je sort enfin de cette ville, et bifurque dans un petit chemin de forêt, l'air devient plus pur, mais mes poumons ne font pas la différence. J'évite les branchages qui se prennent dans mes pieds, et continue d'avancer. Il pleut de plus en plus, je grelotte, mais je ne sens pas le froid. Du moins je ne le sens plus. J'y suis enfin. La plus haute colline, celle qui domine ma petite ville urbaine. Je vois au loin les montagnes, les plaines, l'horizon qui ne se termine pas.. Je m'allonge par terre, sereinement, m'emmitouflant dans mon manteau pour avoir un peu plus chaud. Je m'endort attendant l'heure propice. Les minutes, les heures passent. Quand je me réveille il fait nuit noire. Le grand manteau de la nuit a pris la place du ciel gris. Mais je distingue quand même des énormes nuages noirs dans cette encre aux milles lueurs. Les étoiles sont montés au dessus de ma tête. Les lumières de la ville passent si insignifiante face à elles... Je me relève, et me dirige vers le bord du précipice. Ici va se terminer ma vie. J'aurais put continuer a vivre, j'avais encore assez de force morale et physique pour survivre quelques années de plus. Mais j'ai envie d'aller plus loin que la vie. De découvrir se qui se cache derrière ce mot si macabre qu'est la "mort". Pour finir ma vie humaine en beauté, j'ai décidé de me détacher lentement de la falaise, perçant le vent, flottant quelques minutes dans l'air aux senteurs de sapin et autres conifères avant de m'écraser lourdement aux sol, mes os se brisant un par un dans un fracas de craquement. Un sourire sera figer sur mon visage. Je vais enfin rejoindre ceux qui m'attendent déjà depuis longtemps. Cette vie sans vie, sans eux. Ils m'ont rendus orpheline en partant sans moi. Je suis devenu sourde et muette, enfermé dans ma mélancolie des jours heureux. Je savais depuis que j'ai soufflés mes 6 ans, premier anniversaire sans eux, que je finirais de cette façon, à l'occasion de mes 18 ans. Ce chiffre est symbolique pour bon nombre d'adolescent, pour moi il le sera d'une autre manière et encore plus intense que pour tout les autres. Je vais renaitre en étoile. _ Mes pieds s'approchent de plus en plus du bord, et j'incline légèrement mon corps vers l'avant qui se dérobe au vide. Dans ma tête mon poème préféré résonne, et je me souhaite un bon anniversaire avant de toucher le sol.
Les habitants de mon village n'ont jamais remarquer ma disparition.
Mais un berger à découvert mon corps sans vie, deux semaines plus tard.
Mon corps repose dans un coin de leurs pitoresque cimetière de campagne.
Sans fleur, sans marbre, sans mots, sans rien.
Sur ma pauvre croix en bois est marqué "Ici gît ..."
Ils ne connaissaient pas mon prénom.
Je m'apelle Eleonore, je suis enfin une étoile échouée sur la voie lactée.
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Mi
yuki-
Yeahh, j'avais une folle envie d'écrire.
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